La première évolution concerne la conception énergétique des bâtiments. Au Maroc, la réglementation thermique de la construction fixe des exigences destinées à réduire les besoins en chauffage et en climatisation. Elle s’inscrit notamment dans le cadre de la loi n° 47-09 relative à l’efficacité énergétique et du décret approuvant le règlement général de construction relatif à la performance énergétique des bâtiments.
Dès la phase d’étude, les équipes techniques travaillent donc sur plusieurs éléments :
• L’orientation du bâtiment ;
• L’isolation des murs et des toitures ;
• La qualité des vitrages ;
• La protection solaire des façades ;
• La ventilation naturelle ;
• L’étanchéité à l’air ;
• Le choix des systèmes de climatisation ;
Une conception bioclimatique adaptée aux différentes régions marocaines permet de limiter les besoins énergétiques avant même l’installation des équipements techniques.
La durabilité d’un bâtiment dépend également de ses installations électriques, HVAC et hydrauliques.Les solutions les plus utilisées comprennent notamment l’éclairage LED, les détecteurs de présence, les variateurs de vitesse, les équipements de climatisation à haut rendement et la régulation automatique des températures.
La gestion technique du bâtiment permet de superviser les principaux équipements, d’identifier les consommations anormales et d’adapter leur fonctionnement à l’occupation réelle des espaces.
Le ministère chargé de l’énergie développe également des programmes de formation portant sur l’efficacité énergétique des bâtiments, l’éclairage public et les installations solaires.
L’énergie solaire occupe naturellement une place importante dans la construction durable au Maroc. Les panneaux photovoltaïques peuvent couvrir une partie des besoins électriques des bâtiments administratifs, industriels, commerciaux ou résidentiels. Les chauffe-eau solaires permettent également de réduire la consommation nécessaire à la production d’eau chaude sanitaire.
Pour être réellement efficace, l’intégration des énergies renouvelables doit être étudiée dès la conception du projet. Elle doit tenir compte de la surface disponible, de l’orientation, des besoins du bâtiment, du raccordement électrique et des conditions de maintenance.
Dans un contexte marqué par le stress hydrique, la réduction de la consommation d’eau devient un enjeu majeur. Les bâtiments durables intègrent progressivement :
• Des robinets et équipements sanitaires économes ;
• La détection des fuites ;
• Le suivi des consommations ;
• La récupération des eaux pluviales ;
• La réutilisation de certaines eaux traitées ;
• Des espaces verts nécessitant peu d’arrosage.
Dans les hôtels, bâtiments tertiaires et sites industriels, la supervision des réseaux hydrauliques permet également de repérer rapidement les sur consommations et les anomalies.
La construction durable encourage l’utilisation de matériaux locaux, résistants et présentant un impact environnemental réduit. Le choix des matériaux ne doit pas seulement être basé sur leur prix d’achat. Il faut également considérer leur durée de vie, leur entretien, leur transport, leurs possibilités de réemploi et leur comportement thermique. Les entreprises cherchent ainsi à limiter les pertes de matériaux, à optimiser les quantités commandées et à privilégier, lorsque cela est techniquement possible, des matériaux recyclés ou issus de filières locales.
Les travaux de terrassement, de construction et de démolition produisent d’importantes quantités de déblais, de bois, de métal, de plastique et de matériaux inertes.Le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable encourage le développement de filières de tri, de recyclage et de valorisation, notamment pour les déchets de construction et de démolition. Sur les chantiers, les nouvelles pratiques consistent à :
• Identifier les différentes catégories de déchets ;
• Installer des zones de stockage séparées ;
• Eviter les mélanges entre déchets valorisantes et déchets dangereux ;
• Organiser leur évacuation vers des filières autorisées ;
• Réutiliser certains déblais et matériaux lorsque leur qualité le permet.
Les directives environnementales marocaines recommandent également des mesures de réduction des poussières, du bruit, des risques de pollution et des déchets produits pendant les travaux.
Le BIM améliore la coordination entre l’architecture, la structure et les différents lots techniques. La maquette numérique permet d’identifier les conflits entre les chemins de câbles, les gaines de ventilation, les canalisations et les éléments du bâtiment avant le démarrage des travaux.
Cette anticipation permet de réduire les reprises, les pertes de matériaux et les retards. Le BIM facilite aussi le calcul des quantités, la préparation des dossiers techniques et la maintenance future des installations.
La durabilité concerne aussi la manière dont les travaux sont exécutés. Un chantier responsable doit limiter les poussières, le bruit, les consommations inutiles d’eau et d’électricité ainsi que les déplacements non optimisés des engins et des matériaux.
La planification des livraisons, la protection des matériaux, le contrôle des fuites et l’entretien régulier des équipements contribuent à réduire l’impact environnemental du chantier tout en améliorant sa productivité.
Un bâtiment durable ne doit pas seulement être performant au moment de sa livraison. Il doit conserver ses performances pendant toute sa durée d’exploitation. Cela implique de choisir des installations accessibles, faciles à entretenir et adaptées à l’usage réel du bâtiment. La conception doit donc anticiper :
• Les opérations de maintenance ;
• Le remplacement des équipements ;
• Le suivi des consommations ;
• L’évolution des besoins ;
• La fin de vie des matériaux.
Cette approche permet de réduire les coûts d’exploitation et d’améliorer la durée de vie du bâtiment.
La construction durable peut demander davantage d’études en amont, mais elle apporte plusieurs bénéfices sur le long terme :
• Réduction des consommations d’énergie et d’eau ;
• Amélioration du confort des occupants ;
• Meilleure maîtrise des coûts d’exploitation ;
• Diminution des interventions de maintenance ;
• Valorisation du patrimoine immobilier ;
• Amélioration de l’image environnementale du projet.
La performance dépend cependant de la qualité des études, de l’exécution des travaux et de la coordination entre les différents intervenants.
MYTEKS accompagne ses clients dans la conception et la réalisation de projets BTP performants et durables.
Notre approche multi-lots permet de coordonner l’ingénierie, les installations électriques, les courants faibles, le HVAC, la plomberie et les énergies renouvelables.
Nous intervenons dès la phase d’étude pour optimiser les installations, anticiper les contraintes techniques et proposer des solutions adaptées aux besoins réels du bâtiment.